Les polluants


La concentration des polluants dans l'atmosphère dépend de plusieurs facteurs :

leur nature, la quantité émise dans l'atmosphère, les conditions d'émissions (hauteur du rejet, vitesse, etc), les conditions de dispersion (direction et vitesse du vent,température, etc)
les conditions de transformation (lumière, humidité) et le relief (topographie). Les variations de ces paramètres donnent lieu pour certains polluants à des cycles journaliers, hebdomadaires ou saisonniers.


Les polluants interviennent :

Au voisinage des émissions, les concentrations sont élevées, les polluants peuvent altérer la santé humaine, et attaquer les matériaux et les végétaux.
Les polluants se dispersent d'autant mieux qu'ils sont rejetés à grande hauteur, à grande vitesse verticale et à température élevée. Le système d'échappement des gaz des véhicules est donc particulièrement défavorable à une bonne dispersion.

A l'échelle régionale :

Par transport, les polluants se répartissent sur le territoire. Compte-tenu de la dilution les teneurs sont très faibles mais suffisantes pour porter atteinte à la végétation.
Le transport des polluants s'effectue aussi bien à courte distance que sur plusieurs centaines de kilomètres. Au cours de leur transport, certains polluants peuvent évoluer : agglomérations de fines poussières entre elles, lessivage par la pluie, absorption de gaz sur de fines particules en suspension, etc

A l'échelle planétaire :

Les mouvements atmosphériques induisent des déplacements de masses d'air à grande échelle. Les polluants émis au niveau du sol peuvent gagner les hautes couches de la troposphère, voir la stratosphère, occasionnant des perturbations climatiques.


Les effets 
sur la santé


L'organisme est soumis à des expositions chroniques où les taux de pollution sont
faibles à modérés. L'exposition est permanente et les éventuels symptômes apparaissent au bout d'un certain nombre de mois, voire d'années.

A des expositions de courte durée.

Les teneurs sont fortes et largement supérieures aux valeurs moyennes. Elles sont, en général, conditionnées par de médiocres conditions de diffusion. Les effets sont alors quasiment immédiats et se traduisent par une surmorbidité (accroissement des facteurs de maladies). Il faut signaler également des synergies entre polluants qui peuvent, en interaction, être néfastes pour la santé humaine.
Alors que ces polluants, pris isolément, n'ont pas de conséquence notable à faible concentration. Leur présence simultanée intensifie considérablement leur effet néfaste.


Les effets sur la végétation


Dans notre région, la pollution oxydante (ozone) atteint des niveaux suffisants pour provoquer des baisses de rendement en agriculture.

Les dépôts acides (brouillards chargés en polluants), les dépôts secs de gaz (ozone et particules) ont un impact important sur la végétation, soit par ralentissement de la photosynthèse des végétaux, soit par attaque directe des tissus foliaires.


Les effets sur les matériaux


Les dégâts les plus spectaculaires concernent la dégradation des façades en pierre, par le noircissement et la dissolution du calcaire.

Les dégradations des matériaux dues à la pollution atmosphérique peuvent se produire par abrasion, salissures et corrosion. Divers facteurs favorisent ces dommages et en particulier la teneur en humidité de l'air et l'ensoleillement.


Les effets planétaires


La couche d'ozone

Une couche protectrice formée d'un gaz appelé ozone, filtre les rayons solaires (UVB) nocifs.

Située dans la stratosphère, à environ 25 kilomètres d'altitude, cette couche est fragile.
Des observations scientifiques ont montré que les concentrations moyennes d'ozone stratosphériques ont diminué de quelques % depuis une vingtaine d'années.

La quantité d'ozone dans l'atmosphère résulte d'un équilibre naturel (production et destruction de la molécule et brassage dans l'atmosphère).
Mais cet équilibre est menacé par certaines substances chlorofluorocarbones (CFC) et halons suffisamment stables pour migrer jusqu'à cette altitude et qui se dissocient alors en consommant l'ozone.

Ces substances, utilisées notamment comme propulseur d'aérosols et réfrigérants, devraient progressivement disparaître du marché international, au profit de produits de substitution non agressifs vis-à-vis de la couche d'ozone (Protocole de Montréal).



Réchauffement atmosphérique


L'équilibre thermique de la planète est assuré par certains gaz de l'atmosphère, par le phénomène dit d' "effet de serre".
Les rayonnements en provenance du Soleil, traversent l'atmosphère et réchauffent la planète. Celle-ci émet alors à son tour un rayonnement dans l'infrarouge, en partie absorbé ou émis à nouveau vers la Terre par les gaz à effet de serre.
L'effet de serre est un phénomène naturel grâce auquel la température moyenne de la Terre est tempérée au lieu d'être fortement négative. Ainsi, la température moyenne de la Terre assurée par ce processus, est de l'ordre de 15 °C.
Depuis une centaine d'années, les teneurs en gaz à effet de serre (dioxyde de carbonne, méthane, protoxyde d'azote, CFC, etc) augmentent de façon considérable, en raison du développement d'activités humaines, notamment la production et la consommation de combustibles fossiles.
Au taux actuel d'accroissement des rejets de ces gaz dans l'atmosphère, la température moyenne du globe pourrait gagner 1,5 à 4,5 °C d'ici l'an 2050.
Des modifications climatiques entraînant des bouleversements écologiques profonds pourraient en résulter (élévation du niveau des mers, désertification de zones actuellement tempérées, accentuation de phénomènes météorologiques extrêmes).
Différents programmes, protocoles et groupes de travail internationaux sont mis en place, afin d'élaborer une politique de limitation des gaz à effet de serre.